top of page

Suis l’actualité avec nous, abonne-toi !

Résidentiel : un blitz de négociation ou la grève ?

  • Photo du rédacteur: Vincent  Bernier
    Vincent Bernier
  • 16 mai 2025
  • 2 min de lecture

Alors que les secteurs du génie civil, de l’institutionnel-commercial-industriel (ICI) et de la maintenance ont déjà conclu leurs ententes pour la période 2025-2029, le secteur résidentiel demeure dans l’impasse.


Ce 16 mai, l’Alliance syndicale de la construction demande publiquement à l’APCHQ de participer à un blitz de négociation d’ici au 21 mai à 9 h, sans quoi une grève pourrait être déclenchée dès cette date.


Alliance syndicale

Pourquoi le résidentiel bloque encore ?

C’est la principale question soulevée par le communiqué. L’Alliance affirme avoir utilisé tous les outils à sa disposition (conciliation, médiation), avoir été disponible, et avoir proposé des compromis.


Alors pourquoi l’APCHQ ne bouge pas ?Est-ce une stratégie pour laisser la pression monter et tester la détermination des syndicats ?Est-ce que le secteur résidentiel est en train de poser les bases d’une rupture avec les conditions des autres secteurs ?


Ou est-ce que l’APCHQ tente d’obtenir autre chose que des augmentations pures — par exemple, plus de flexibilité, des clauses spécifiques, ou un ralentissement du rattrapage salarial ?



Le pouvoir d’achat comme point de rupture

L’Alliance insiste : les travailleurs du résidentiel ont perdu près de 10 % de pouvoir d’achat depuis la dernière convention et avec les ententes conclues dans les autres secteurs — qui prévoient des hausses de 22 % sur 4 ans —, les attentes sont désormais bien définies.


Plus les jours passent, plus l’écart entre les secteurs se creuse.Un travailleur du résidentiel pourrait bientôt gagner jusqu’à 19 % de moins qu’un collègue dans le commercial, pour un métier identique.Peut-on encore justifier une telle différence ?


APCHQ

Une pression de tous les côtés

L’enjeu dépasse les conditions salariales. Plusieurs projets résidentiels sont en cours ou en planification pour contrer la crise du logement. Une grève aurait un impact direct sur ces livraisons. Le gouvernement surveille la situation, sans s’impliquer directement, pour l’instant.


De leur côté, les syndicats ont obtenu un mandat de grève clair. Le 21 mai, ils auront légalement le droit de se retirer des chantiers.Ce sera alors une question de stratégie : la grève sera-t-elle immédiate ? ciblée ? générale ? graduelle ?


Que peut-il encore se passer ?

  • Scénario 1 : un blitz mène à une entente de dernière minute. La pression actuelle fonctionne, et les deux parties trouvent un terrain d’entente avant la date limite.

  • Scénario 2 : les négos échouent, et une grève débute le 21 mai.Les syndicats veulent provoquer un choc pour forcer un règlement rapide.

  • Scénario 3 : rien ne se passe, et la crise s’étire. Ce serait le pire scénario pour le secteur résidentiel, déjà fragilisé.



Une impasse révélatrice

Ce bras de fer met en lumière une tension plus profonde :Le secteur résidentiel peut-il continuer à fonctionner avec des conditions différentes des autres secteurs ?


L’APCHQ tente-t-elle de tracer une ligne plus dure pour préserver la rentabilité des petits entrepreneurs ?Ou est-ce simplement une négociation qui s’étire… comme toutes celles qu’on a connues ?


La réponse pourrait arriver dans quelques jours.

Commentaires


bottom of page