
Vers une prime de stabilisation d’emploi dans la construction?
En résumé
Alors que plusieurs ententes sectorielles ont été conclues dans l’industrie de la construction, certaines discussions plus discrètes soulèvent un enjeu crucial : comment stabiliser la main-d’œuvre et limiter les départs pendant les périodes creuses?
Alors que plusieurs ententes sectorielles ont été conclues dans l’industrie de la construction, certaines discussions plus discrètes soulèvent un enjeu crucial : comment stabiliser la main-d’œuvre et limiter les départs pendant les périodes creuses?
Une idée circule autour des tables de négociation : l’instauration d’une prime de stabilisation d’emploi pour encourager les travailleurs à demeurer actifs dans leur secteur ou chez le même employeur, même lorsque les chantiers ralentissent.
Pourquoi parle-t-on d’une prime de stabilisation d'emploi?Depuis quelques années, l’industrie de la construction vit plusieurs secousses :
Pénurie de main-d’œuvre : difficile de recruter et encore plus difficile de retenir.
Économie instable : hausse des taux d’intérêt, ralentissement dans certains segments (résidentiel en particulier).
Chantiers cycliques : certains secteurs vivent des périodes creuses saisonnières ou économiques.
Résultat : plusieurs travailleurs quittent temporairement ou changent de secteur au gré des contrats. Cette volatilité pèse lourdement sur les entreprises, qui doivent sans cesse reformer de nouveaux employés ou ralentir les projets par manque de ressources.
Une prime de stabilisation viserait à récompenser la fidélité et à donner une motivation financière supplémentaire aux travailleurs pour rester en poste durant ces moments critiques.
Ce que ça change concrètement
Reste à voir si cette mesure sera intégrée officiellement aux futures conventions collectives.Mais une chose est sûre : la stabilité de l’industrie passe aussi par la stabilité de ceux qui la bâtissen
Qui est concerné
