
Pourquoi ça bloque encore ? Retour sur les ententes proposées
En résumé
Malgré une journée de négociation marathon qui s’est étirée jusqu’à 3 h 30 du matin, aucune entente n’a encore été conclue pour mettre fin à la grève dans le secteur résidentiel. Pourtant, il y a eu des rapprochements. Des compromis. Même des points sur lesquels les deux parties …
Malgré une journée de négociation marathon qui s’est étirée jusqu’à 3 h 30 du matin, aucune entente n’a encore été conclue pour mettre fin à la grève dans le secteur résidentiel. Pourtant, il y a eu des rapprochements. Des compromis. Même des points sur lesquels les deux parties se sont entendues. Alors… pourquoi ça coince encore ?
Un point de départ commun : 8 % à la signatureC’est le seul véritable consensus : une augmentation salariale immédiate de 8 % pour l’année 2025. Les deux parties l’ont accepté. Ce point ne fait plus débat.
Dans l’offre déposée par la partie syndicale, on propose une hausse de 8 % pour le résidentiel lourd et de 8,35 % pour le résidentiel léger.
C’est ici que tout dérape. Pour les années 2026 à 2029, l’idée générale serait de faire appel à un conseil arbitral indépendant, chargé de statuer sur les augmentations salariales futures. Le principe est accepté des deux côtés.
Une des parties propose un arbitrage balisé, avec une hausse totale comprise entre 18 % et 24,35 % sur quatre ans, incluant l’augmentation de 2025. L’objectif : donner un cadre clair à l’arbitre dès le départ.
L’autre refuse toute balise. Selon elle, un arbitrage véritablement neutre doit permettre à chaque partie de présenter ses arguments sans plafond ni plancher, pour que l’arbitre soit totalement libre de sa décision.
Autre élément des discussions : les clauses encadrant la mobilité des travailleurs (durée du droit de rappel, période d’essai, etc.).
Les propositions visent à mieux adapter ces règles aux réalités du secteur résidentiel, sans remettre en cause les droits fondamentaux. Une des mesures proposées concerne l’assouplissement des règles de rappel pour les salarié·e·s ayant moins de 1500 heures.
Ce que ça change concrètement
Pendant ce temps, les chantiers résidentiels restent à l’arrêt. Et les travailleurs, eux, attendent toujours.
Qui est concerné
