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Le conflit se déplace devant les tribunaux : accusation de négociation de mauvaise foi et injonctions pour rouvrir les chantiers
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Le conflit se déplace devant les tribunaux : accusation de négociation de mauvaise foi et injonctions pour rouvrir les chantiers

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En résumé

Alors que la grève dans le secteur résidentiel se prolonge, le conflit prend une tournure judiciaire. Une plainte formelle a été déposée au Tribunal administratif du travail pour négociation de mauvaise foi, pratiques déloyales et entrave. En parallèle, des démarches sont entrepr…

Alors que la grève dans le secteur résidentiel se prolonge, le conflit prend une tournure judiciaire. Une plainte formelle a été déposée au Tribunal administratif du travail pour négociation de mauvaise foi, pratiques déloyales et entrave. En parallèle, des démarches sont entreprises pour obtenir des injonctions et maintenir les chantiers ouverts, même en pleine grève.

Une plainte pour négociation de mauvaise foiSelon la plainte déposée, l’une des parties n’aurait jamais eu l’intention réelle de conclure une entente. Il est reproché d’avoir mené des négociations de façade, en revenant constamment sur des éléments déjà discutés, tout en déposant des offres conçues pour faire échouer les pourparlers.

Autre accusation : la tolérance, voire l’encouragement, de gestes d’entrave, comme le fait d’offrir des salaires supérieurs aux minimums négociés dans le but de convaincre certains travailleurs de ne pas respecter la grève.

Des preuves documentaires auraient été soumises au tribunal, incluant des messages texte, des courriels et des témoignages où des promesses de primes ou des menaces auraient été faites pour briser les lignes de piquetage.

L’audience est prévue pour demain, et pourrait mener à une décision rapide si les faits sont jugés fondés.

De son côté, l’autre partie maintient que la négociation suit son cours. Après l’analyse d’une nouvelle proposition reçue la semaine dernière, une réponse spécifique serait en préparation, dans un souci de préserver les avancées réalisées.

La Loi R-20 protège le droit au travail, même en période de grève.

Les employeurs peuvent solliciter des injonctions pour rouvrir leurs chantiers ou intervenir si des gestes illégaux sont posés sur les sites.

Ce que ça change concrètement

Pendant ce temps, les travailleurs et travailleuses demeurent dans l’incertitude. Tant que le désaccord central sur l’encadrement de l’arbitrage n’est pas tranché, aucune sortie durable du conflit ne

Qui est concerné

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