Cap d'AcierCap d'Acier
Retour à La roulotte
La pénurie de main-d'œuvre dans la construction : où en est-on, et quelles pistes explorer ?
CCQ / RBQImportance moyenne

La pénurie de main-d'œuvre dans la construction : où en est-on, et quelles pistes explorer ?

|Cap d'Acier

En résumé

C’est un constat largement reconnu : le secteur de la construction au Québec est sous pression. Sur le terrain, les équipes sont souvent incomplètes, les délais s’accumulent, et plusieurs entrepreneurs doivent refuser des contrats faute de main-d’œuvre disponible.

C’est un constat largement reconnu : le secteur de la construction au Québec est sous pression. Sur le terrain, les équipes sont souvent incomplètes, les délais s’accumulent, et plusieurs entrepreneurs doivent refuser des contrats faute de main-d’œuvre disponible.

Ce n’est pas une situation nouvelle, mais les projections montrent qu’elle pourrait s’aggraver dans les prochaines années si rien n’évolue de manière structurée.

Selon les données de la CCQ et d’autres groupes du secteur, le Québec devra accueillir plus de 20 000 nouveaux travailleurs dans la construction au cours des dix prochaines années. Ce besoin s’explique à la fois par les départs à la retraite et par l’augmentation de la demande liée à des projets d’envergure : infrastructures, transition énergétique, rénovation, et relance du résidentiel.

Le défi semble donc double : assurer la relève, tout en répondant à une demande croissante. pénurie de main-d'œuvre

De nombreux travailleurs actifs dans le secteur ont plus de 50 ans. D’ici 2030, une large portion quittera le marché du travail. La transmission des compétences et le remplacement de cette main-d’œuvre expérimentée posent un enjeu de taille, notamment dans les métiers spécialisés.

Plusieurs programmes de formation professionnelle sont disponibles, mais peu fréquentés. Est-ce que ces formations sont suffisamment valorisées ? Est-ce que le grand public est bien informé des débouchés concrets et des conditions offertes ? Ces questions méritent d’être explorées.

Le métier est exigeant, tant physiquement que mentalement. Les horaires peuvent être variables, le travail s’effectue souvent à l’extérieur, et les échéanciers serrés ajoutent une pression constante. Dans un contexte où les priorités évoluent (famille, qualité de vie, stabilité), certains pourraient hésiter à s’y engager.

La pénurie de main-d’œuvre n’est pas un scénario hypothétique. Sur le terrain, on observe :

Ce que ça change concrètement

Ce sont des questions ouvertes. Et si elles ne trouvent pas toutes une réponse immédiate, elles doivent au moins faire partie de la discussion. Car les décisions qu’on prendra maintenant auront un imp

Qui est concerné

Entrepreneurs générauxTravailleursContremaîtres