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La carte médic : Comprendre l'assurance collective dans l'industrie de la construction
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La carte médic : Comprendre l'assurance collective dans l'industrie de la construction

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En résumé

S’il y a bien un élément qui distingue l’industrie de la construction des autres secteurs de travail au Québec, c’est sans aucun doute le fonctionnement et les cotisations aux assurances collectives, mieux connues sous le nom de carte médic.

S’il y a bien un élément qui distingue l’industrie de la construction des autres secteurs de travail au Québec, c’est sans aucun doute le fonctionnement et les cotisations aux assurances collectives, mieux connues sous le nom de carte médic.

Il suffit de prêter attention aux commentaires sur les réseaux sociaux ou aux discussions entre travailleurs sur les chantiers pour constater à quel point cette assurance est mal comprise, méconnue ou parfois critiquée injustement. Pour mieux saisir son fonctionnement, faisons un survol de la carte médic et voyons ce qui la rend unique et difficile à comparer aux autres assurances collectives offertes par les entreprises.

Un mode de fonctionnement uniqueLa première grande différence entre la carte médic et les autres assurances collectives est qu’un travailleur n’est pas couvert dès son embauche. Alors que dans la majorité des entreprises, un nouvel employé commence à cotiser immédiatement et bénéficie de la protection dès son premier jour, dans la construction, la carte médic fonctionne avec une période de référence préétablie.

Pour compliquer encore la compréhension, cette période de référence ne correspond pas aux mois où l’assurance est en vigueur. De mars à août, les heures travaillées établissent la couverture pour les mois de janvier à juin de l'année suivante. De septembre à février, elles servent à déterminer la couverture de juillet à décembre.

Prenons l’exemple d’un jeune travailleur qui obtient sa garantie de 150 heures en avril. S’il cumule 650 heures jusqu'à la fin août, il ne sera assuré qu'à partir de janvier de l'année suivante, soit presque un an après son entrée dans l’industrie. Pendant ce temps, lui et son employeur cotisent dès le premier jour.

Il bénéficiera alors du régime B (600 heures nécessaires), mais ne profitera pas du régime A, qui exige 750 heures. Les 50 heures supplémentaires iront en réserve pour l’aider à maintenir sa couverture en cas de baisse d’activité, mais ne pourront pas améliorer son régime.

Timeline : Avril (150 h) → Août (650 h cumulées) → Janvier (Début de la couverture - Régime B) → Mars (700 h cumulées) → Juin (800 h cumulées) → Juillet (Maintien de la couverture - Régime A atteint) → Décembre (950 h cumulées) → Mars (Nouvelle période de référence - Réserve d'heures activée)

Depuis 2021, pour combler le déficit dû à un financement inadéquat, les cotisations patronales et salariales sont indexées aux augmentations de salaires. Cette réserve d’heures est ajustée chaque année pour refléter la valeur réelle.

Ce que ça change concrètement

Pour ceux qui souhaitent en savoir plus ou qui se posent des questions sur leur propre couverture, il est toujours possible de nous écrire directement, de consulter la CCQ ou de s’informer auprès de v

Qui est concerné

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