
Entente de principe dans le résidentiel : la grève est suspendue, mais la ratification reste à venir
En résumé
Après trois semaines de débrayage, une étape majeure vient d’être franchie dans le conflit qui secoue le secteur résidentiel de la construction. Mercredi soir, les deux parties en négociation — l’Alliance syndicale de la construction et l’Association des professionnels de la cons…
Après trois semaines de débrayage, une étape majeure vient d’être franchie dans le conflit qui secoue le secteur résidentiel de la construction. Mercredi soir, les deux parties en négociation — l’Alliance syndicale de la construction et l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ) — ont conclu une entente de principe. Cette entente met fin temporairement à la grève déclenchée le 28 mai, en attendant le processus de ratification.
Une entente attendue, mais conditionnelleL’entente de principe marque un tournant important dans la négociation de la convention collective 2025-2029. Toutefois, elle ne signifie pas encore un retour définitif à la normale. Les deux parties doivent maintenant entamer leur propre processus de ratification : l’APCHQ consultera ses employeurs, tandis que chacun des cinq syndicats membres de l’Alliance organisera des votes auprès de ses membres.
Durant cette période, tous les moyens de pression sont suspendus. Les chantiers résidentiels pourront donc redémarrer progressivement, à moins d’avis contraire ou de rejet de l’entente par l’une des parties.
Selon les deux communiqués de fin de journée mercredi, l’entente reprend plusieurs éléments déjà connus, mais fixe désormais des paramètres clairs, notamment pour la suite des années à venir.
Arbitrage salarial pour 2026-2027-2028, avec des hausses comprises entre 18 % et 24,35 % sur l’ensemble des quatre années
Assouplissement des règles sur les mouvements de main-d’œuvre, notamment pour les salarié.e.s ayant moins de 1 500 heures (droit de rappel réduit)
Ajustement de 5 ¢ pour l’indemnité liée aux équipements de sécurité dans le résidentiel léger (pour égaliser avec le résidentiel lourd)
Mise sur pied d’un comité paritaire sur la rétention et l’attractivité du secteur résidentiel, incluant des discussions sur le rattrapage salarial et la période d’essai
Ce que ça change concrètement
Tant que le processus n’est pas complété, la situation reste fragile. Si une majorité venait à rejeter l’entente, le conflit pourrait reprendre. D’ici là, les chantiers résidentiels devraient pouvoir
Qui est concerné
